Québec la Magnifique

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Notre belle Ville de Québec, Dieu qu’on en est fier! C’est vrai qu’elle est belle, avec son Château Frontenac, sa colline Parlementaire, son fleuve Saint-Laurent, ses recoins touristiques et ceux un peu plus « underground ». Elle a fière allure notre ville, semblable à une vieille ville du continent européen avec ses murs de pierres, comme celles qu’on peut voir sur les fameuses « postcards ». L’été, tout le monde l’aime. Pas de doute, de remise en question ou de complication, on ne la divorcerait pour rien au monde. Avec ses festivals, ses terrasses, ses espaces verts et sa simplicité, Québec nous refait tomber en amour avec elle chaque soirée d’été. Ces mêmes soirées qui vous font oublier les dures périodes froides d’hiver pendant lesquels vous avez maudit votre pelle et ce satané temps froid.

Car soyons francs, Québec en hiver n’est pas toujours comme une bouffée d’air frais qu’on respire avec entrain. Il est naturel pour un québécois en période hivernale de caresser le rêve de tout vendre et de s’envoler pour des contrées plus chaudes. Le Sud a toujours l’air plus accueillant lorsque tu te fais vanter le visage en pleine tempête de neige. Normal, n’importe quelle personne saine d’esprit fini par se sentir désabuser d’habiter dans un endroit où il est commun de voir trois mètres de neige s’accumuler au sol, accompagner de température comparable à celles de la Sibérie par moments. La ville est belle, mais les conditions climatiques peuvent justifier la relation amour-haine que nous développons avec celle-ci. Au moins, l’hiver au Québec a la qualité d’être authentique et franc. Sans l’hiver québécois, l’été n’aurait peut-être pas la même douceur et il n’y aurait peut-être pas de hockey dans le cœur des Québécois. Le Carnaval de Québec qui se déroule pendant le mois de février fait au moins un baume sur notre patience de banlieusards.

Puis, arrive le printemps, qui se fait souvent attendre beaucoup trop longtemps à notre avis. Cette demi-saison passe comme un coup de vent, mais permet aux bancs de neige de 15 pieds de fondent. Bien franchement, on ne le voit pas vraiment passer le printemps. Quelque part sur la 20 entre Québec et Montréal on finit par s’apercevoir que le gazon commence à apparaître, mais c’est à peu près tout. Le printemps se fait discret, entre deux grosses saisons. Les érables commencent à couler et les cabanes à sucre sont occupées pendant quelques fins de semaine du mois de mars et avril. On y danse le rigodon, on s’y beurre le menton de tire d’érable et on profite de l’occasion pour manger des oreilles de christ sans se faire juger, des bonnes bines et du jambon l’érable.

La Saint-Jean-Baptiste ouvre les festivités de la saison estivale. Cette fameuse soirée du mois de juin pendant laquelle nous perdons un peu de dignité, mais qui nous permet de vivre une fraternité insoupçonnée entre « gens du pays ». Tout le monde s’aime, tout le monde devient un peu séparatiste au moins le temps d’une soirée. On est beau, les Québécois, au seuil des portes de la rue Saint-Jean en cette veille du 24 juin, ivre de liberté. Le dur réveil du lendemain nous rappelle que, finalement, notre excès d’amour de la soirée précédente aurait pu être moins intense.

En été, on l’adore notre belle ville, avec ses deux mois de chaleur tellement bref, mais intense. Les plaines d’Abraham se transforment en véritable festival de la musique pendant dix journées du mois de juillet, le temps d’accueillir de grands artistes au Festival d’Été de Québec. La Ville bouge, les terrasses sont pleines à craquer sur Grande-Allée, les soirées sont suffisamment chaudes pour se permettre de sortir sans sa petite laine. On se fait des pique-niques entre amis sur les plaines ou sur le bord de la Saint-Charles, les pistes cyclables sont prises d’assaut, les BBQ fonctionnent à plein régime tandis que les piscines retrouvent enfin leur raison d’exister.

La fin de l’été se fait sentir, quelque part entre la fin du mois d’août et le début du mois de septembre. Les journées se raccourcissent, les soirées commencent à rafraîchir, mais personne n’ose en parler, de peur que la fin se précipite encore plus rapidement. Puis les feuilles dans les arbres commencent à changer de couleur et on essaie de se convaincre que c’est une belle saison aussi l’automne. Le temps étant rendu plus froid, on sort notre petite laine des placards pour aller cueillir des pommes ou choisir sa citrouille pour l’Halloween. L’automne est sympathique pendant quelques jours, voire quelques semaines, mais lorsque les arbres perdent leurs feuilles, il n’y a plus rien de sympathique à propos de cette saison. Les paysages deviennent gris et il ne reste plus qu’à attendre l’hiver avec toute sa rudesse. Mais, même en hiver, notre belle ville reste fière et coquette, avec sa rue Saint-Paul, son petit quartier Champlain et ses belles plaines d’Abraham en version blanche.

Notre ville, on l’aime. Elle n’est peut-être pas parfaite, mais elle a ce je-ne-sais-quoi qui la rend captivante et attrayante. Un peu moins colorée et métissée que sa grande sœur Montréal, elle est quand même très accueillante, peu importe ton origine. Berceau de la langue française, on est fier d’y parler français avec notre accent qui nous rend si attachants. On y mange de la poutine, on est des vrais fanatiques de hockey sur glace et Dieu-seul-sait à quel point on est fier d’être Québécois. On a beau faire le tour du monde, on revient toujours à Québec avec un sentiment d’allégresse et de simplicité.

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