Spécial Saint-Valentin

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Je n’oublierai jamais les St-Valentin de ma jeunesse. C’était à l’époque où les relations n’avaient pas besoin des messages textes ou de Facebook pour se développer.

J’étais à cette période de mon existence où les relations sentimentales étaient d’une importance démesurée, voire à l’occasion ridiculement excessive. Mon bonheur était souvent directement relié au succès de mes histoires d’amour. J’aimais beaucoup le dramaturge et j’appréciais particulièrement lorsque ma vie ressemblait à un téléroman. À ma grande déception, et pour une raison ou une autre, j’étais toujours célibataire lorsque j’étais plus jeune en cette fameuse journée du mois de février.

Quand on est jeune, la St-Valentin c’est particulièrement important, surtout qu’il y a toujours un paquet d’activités à l’école pour promouvoir l’importance d’être en couple et de te faire sentir nulle si tu n’as pas de douce moitié. Chaque année, je voyais mes amies recevoir des fleurs ou des cartes de leur amoureux à cette occasion. Il m’est arrivé à quelques reprises d’en recevoir aussi, mais il faut croire que ce n’était jamais de la personne espérée. Il faut dire qu’à cet âge-là, mon cœur de jeune adolescente soupirait pour une personne qui ne connaissait à peine plus que mon nom. L’impossible avait quelque chose d’attirant il faut croire.

Malgré tout, je réussissais à rendre ma vie amoureuse rocambolesque en donnant de l’importance et une signification incontestable à des évènements anodins. Dans ma tête, une rencontre fortuite se transformait en un rendez-vous calculé ou une chanson à la radio devenait un signe du destin. Toutes les excuses étaient bonnes pour laisser aller mon imagination fébrile.

J’étais jeune, j’étais libre. Je vivais dans un monde de Calinours où les tracas de la vie quotidienne n’existaient que dans les journaux des grandes personnes. J’étais insouciante et je m’excluais des problèmes de la société, je m’en dissociais sans comprendre qu’un jour ils me rattraperaient. Cette belle époque où la naïveté et la légèreté d’esprit guidaient mes actes était mon adolescence. Mon unique source de stress était d’aimer passionnément, car c’était, et c’est encore, ma seule façon d’exister.

Aujourd’hui, j’aime véritablement. J’ai abandonné mes lubies pour me laisser surprendre chaque jour par celui que j’aime. Mes excès et ma démesure ont été remplacés par un désir continuel de devenir une meilleure personne pour l’autre. J’ai plongé dans cette histoire d’amour qui connaîtra une fin heureuse.

Joyeuse St-Valentin à tous ceux qui aiment passionnément, mais surtout à ceux qui aiment véritablement…

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