Souvenirs, souvenirs, souvenirs…


J’aimerais connaître les mots justes… avoir la facilité nécessaire pour m’exprimer sur une réalité qui n’est heureusement pas la mienne mais qui me touche énormément malgré tout. J’espère que ma simplicité d’expression saura compenser pour mes manquements étant donné la lourdeur du sujet que je m’apprête à discuter :l’Alzheimer.

Le mot à lui seul fait peur… il fait froid dans le dos lorsque son diagnostic tombe sur un être cher. Imaginez lorsque c’est votre propre condition qu’il désigne. Aucune possibilité de revenir en arrière, le diagnostic est irréversible et brutal, telle une peine capitale.

Peu de gens auront la chance de ne jamais être confrontés à cette maladie neurodégénérative incurable, lorsqu’on pense que près de 500 000 Canadiens sont aujourd’hui atteints de cette maladie. Il est évident que les personnes les plus touchées par cette maladie sont les malades eux-mêmes. Cependant, il faut comprendre que les familles de ces malades souffrent également et ont besoin d’énormément de soutient en ces temps pénibles. Supporter la douleur de voir un être cher vous oublier, petit à petit n’est pas une chose à laquelle nous sommes préparés à vivre.

Je considère que l’une des choses que nous avons de plus cher dans nos vies sont nos souvenirs. Pour moi, ils valent tout l’or du monde et de les oublier serait un véritable châtiment. Nos souvenirs sont qui nous sommes et sont en grande partie responsable d’où nous allons. Je ne peux concevoir qu’un jour je pourrais être contrainte de les oublier. Le sentiment d’impuissance face à cette situation doit être semblable à celui d’être perdue en mer, de n’avoir plus aucune boussole pour s’orienter dans la vie.

Certains moments ne peuvent, ne doivent, tout simplement pas être oublié. Je me mets donc à la place de tous ces individus qui souffrent, jour après jour, et qui se battent pour tenter de garder le peu de lucidité qui leur reste. Je respecte plus que tout au monde ceux qui prennent soin de ces gens, ces personnes qui ont la patience mais surtout la force de rester à leur côté, pour le meilleur ou pour le pire.

Je prie pour ne jamais être confrontée personnellement à pareil drame et j’espère de tout cœur que la médecine trouvera des solutions pour au moins retarder l’évolution de cette maladie si ce n’est pas pour l’enrayer pour de bon. La raison pour laquelle j’ai voulu aborder le thème de cette maladie est, en premier lieu, pour vous faire prendre conscience de la chance que vous avez d’être, vous et vos proches, en santé. En deuxième lieu, de l’importance d’être présent pour ceux qui souffrent ou qui partagent la souffrance des malades, que ce soit de l’Alzheimer ou de toute autre maladie, il faut se serrer les coudes.

Continuer de profiter de votre vie, même si elle passe à une allure folle, et ne cesser jamais de chercher pour de nouvelles occasions de créer des moments mémorables. Ces souvenirs, je vous le souhaite, vous suivront jusqu’à votre dernier souffle contrairement à votre travail, votre hypothèque, votre voiture ou toute autre chose superflue de la vie qui nous fait oublier l’importance d’être tout simplement heureux.

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